Petit voyage dans le temps...
La plupart du temps les personnes qui m'entourent disent aimer mon auto-dérision mais je ne suis pas toujours sûre de faire de l'auto-dérision. Je te relate une semaine de poisse pas possible. Je remonte à trois semaines. Je commence par le samedi soir où avec des amies nous avons décidé d'aller boire un verre dans un des nombreux bars de Lille. Je n'étais pas très chaude pour y aller, je n'avais pas la pêche. Je me suis donc forcer un peu pour me retrouver en société et enfumée. Donc rendez-vous chez l'amie organisatrice de la soirée. On papote un peu, on attend l'arrivée d'une de ses nouvelles amies qui venait de la contrée belge. Deux heures plus tard, la dite amie appelle pour nous dire qu'elle est dans les parages mais un peu perdue. No soucis, on lui dit de rester sur place et que l'on vient la chercher. Là ça commence à se gâter. La voiture de notre amie organisatrice ne veut pas démarrer. On revoit l'organisation avec un peu d'humeur. On arrive enfin sur Lille. Il est 23h30. Mes amies cherchent à se garer sur un parking. Manque de bol l'organisatrice s'échauffe avec un des types "responsables officieux du parking" (ceux qui te disent où tu peux te garer en contre partie d'un peu de monnaie). Le type menace mon amie, donc hors de question de rester sur le parking. 00h15 on arrive enfin au bar choisi. On prend quelques boissons, on papote sans réellement arriver à s'entendre. Deux de mes amies on passé leur temps à contempler le jeune serveur sorti d'une page pub d'un magazine féminin. Deux de mes amies finissent par se chamailler (ce qui présage une fin de soirée des plus sympathiques). Ok jusque là rien de méchant. Je vous plante juste le décor. Le dimanche, je reste tranquillou à la maison. Et je décide de me faire un après-midi cuisine. Résultat de la journée j'ai cassé 2 verres, 1 assiette et 1 plat. Là je me dis : week end de merte. Vivement qu'il se termine. Manque de bol toute la semaine qui a suivit fut remplit de catastrophes et petits pépins en tous genres au bureau. J'ai hâte d'être au week-end, parce que je descends voir toute ma famille qui se réunit pour célébrer le mariage d'une de mes cousines. J'ai dû réaliser (sur des chapeaux de roux) deux travaux graphiques que des membres de ma famille m'avaient commandés. Donc cette semaine fut très courte en dodo et le manque de sommeil ne me réussit pas du tout. Je n'avais toujours pas de tenue à deux jours du mariage. J'en trouve une juste avant mon départ (la chance commence à tourner). Là, je ne pense qu'à une chose : à la grâce mat du samedi matin avant d'enchaîner le mariage. Vendredi arrive, la journée se passe dans stress. La journée finie, je file récupérer ma valise. Je quitte mon appart avec le sentiment que j'ai oublié quelque chose d'important. Je prends le métro en observant ma montre parce qu'au niveau du timing j’étais juste juste pour prendre mon train. Mazette, deux stations avant la mienne le métro s'arrêtent. Là, je cris dans mon fort intérieur "Ahhhhhhhhh je vais louper mon train !!!". Le métro reprend, j'ai deux minutes pour composter mon billet. Tient, je m'aperçois que tout tient à peu près à une paire de deux ou trois minutes dans ma vie, pourvue que celle-ci ne tienne pas à un cheveu ! Je reprends. Je monte dans le train, je trouve ma place. Oh bonheur je ne vais plus rien faire pendant 5 heures… Le train commence à partir et j’observe ma voisine de voyage en train de fouiller dans son sac, et là lumière ! J’ai oublié le cadeau DE mon frère pour le mariage DE ma cousine ! Ni une ni deux je l’appelle pour lui annoncer la mauvaise nouvelle (j’ai appris à ne plus laisser traîner les mauvaises nouvelles). Je lui annonce que tout n’est pas perdu car j’ai eu l’illumination de mettre tout sur ma clé USB que j’avais prise par précaution avec moi avec le logiciel approprié (maintenant j’arrive à anticiper mes bourdes) et qu’il ne nous reste plus qu’à trouver un ordi et une imprimante (ouf mon frère ne me détestera qu’une heure ou deux). Il m’arrive plein de mini péripéties pendant mon voyage (je ne te raconte pas tout sinon je suis partie pour écrire un roman, j’essai de te la faire courte). 22h, mon petit frère m’appelle pour savoir où j’en suis dans mon voyage et si je suis bientôt arrivée à la gare. « Mon train arrive bientôt dans 10nim un quart d’heure.» Le train ralentis à ma station MAIS il ne s’arrête pas, il va directement à Lyon (deux heures de chez moi). MALHEUR. Je vais voir le contrôleur j’essaie de négocier avec lui un retour sur ma ville mais pas possible (nous étions en période de vacances et pas possibilité de retourner chez moi le lendemain matin ni le surlendemain). J’appelle mon petit frère pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Gentil comme il est, il vient me chercher à lyon. C’était trop simple ! Comme je suis une grosse trouillarde j’appelle une de mes cousines pour qu’elle me file un de ses contacts sur Lyon pour ne pas rester toute seule à la gare ou dans un bar. Ben manque de bol, ils sont tous étudiants et aucun n’est sur Lyon (panique à bord). J’appelle Précilla pour qu’elle me tienne compagnie et oublier que je suis seule. Entre temps j’appelle mon petit frère pour lui dire de bien venir me chercher à Lyon Pérache. Minuit trente la gare ferme ses portes, mon petit frère me dit qu’il est dans les parages et me donne des indications (il y a quatre sorties, forcement je me les suis toutes faites). Je ne vois toujours pas mon petit frère. Je tente d’appeler mon frère et pas de réponse pendant plusieurs minutes, je commence à m’inquiéter. J’arrive enfin à avoir mon frère, il ne me trouve pas je lui dis : « attend, je traverse la gare », je me retourne et je vois marqué Lyon Par Dieu. Merte je ne suis pas dans la bonne gare !!! Euh euh euh. Mon petit frère perd un peu de son sang froid. Deux heures trente du mat et toujours pas de petit frère, moi qui flippe comme une grosse baleine. Fin de l’histoire : mon frère a manqué de se faire agresser, moi pas fière de mes aventures. Nous sommes rentrés à quatre heures de mat’. Lever 9h30 pour être prête lorsque mon grand frère viendrait me chercher. 11h30 on décolle. On arrive chez mon parrain qui est bien équiper côté ordi et imprimante. On bosse sur l’affiche pendant deux heures pour la mettre aux dimensions voulues. L’affiche est prête. Ma cousine arrive et nous demande quand est le mariage. On lui répond : « aujourd’hui ». « Alors pourquoi c’est marqué juillet ?! ». (Oups je peux me cacher quelque part ?). Cette histoire nous fait arriver au mariage de ma cousine avec aller deux bonnes heures en retard.
Tu penses peut-être que tout s’arrête ici. Eh bien non. Une fois arrivée à la salle pour le dîner. Tout le monde s’installe à sa place. Moi, célibataire, évidemment je me retrouve à une table de quatre couples. Mais une lueur d’espoir arrive. A côté de moi est posé un galet avec le prénom Batiste. Je me dis « chouette ma cousine à penser à moi ». Elle vient nous voir. Toute la table lui pose des questions sur le fameux Batiste. Là, elle répond : « Batiste, il a trois ans, il a du poser son galet sur votre table ! » Ok, la soirée commence bien. Tout se passe très bien. Tout est magnifiquement réussit. Vers trois heures du matin, je fais un petit tour aux toilettes. Je sur la piste de danse et là une dame s’approche de moi : Mademoiselle votre robe est restée coincée dans votre collant. » Aahhhhhhhhhhhhhhhhhh mais ce n’est pas possible !!! Je pensais être arrivée au summum de l’horreur avec mes mésaventures de voyages mais non !!! Et la cerise sur le gâteau ma culotte était transparente donc tout le monde à vue mon clair de lune sur la piste de danse (avec moi plus besoin de boule à facettes !)
Franchement je me pose certaines questions. Je ne comprends pas pourquoi il m’arrive autant de choses aussi farfelues. Le sort s’acharne contre moi ! Et cela me met vraiment en colère. Je pense toujours que c’est la pire des choses qui puissent m’arriver mais non il y en a toujours une pire que la précédente. J’arrive à battre mes propres records du ridicule. On dit de moi que je suis étourdie. Je n’ai pas choisi d’être naturellement étourdie ! J’essaie sincèrement à lutter contre ça mais rien ni fait, c'est plus fort que moi ! Limite si je n’empire pas les choses à lutter contre mes maladresses. Je dis stop !!! Je n’ai pas choisi d’être clownesque, d’être la gaffeuse de service, je déteste ça ! 
Quand j’étais ado c’était l’horreur pour moi, en grandissant/vieillissant j’ai appris à en prendre mon parti et à en rire mais ça ne m’aide pas à m’épanouir. Parfois je tente d’être une personne « classiquement normale et sérieuse. » J’arrête de rire pour un rien, je fais attention à ce que je fais. Et là mon entourage me sort : « Arrête de faire la gueule.» « Mais je ne fais pas la tête. » « Mais si tu la fais ! » « … » Ok je repasserais. Mon entourage ne m’aide pas dans ma quête. Je peste tout au fond de moi contre ma bonne fée. La mienne, le jour où elle s’est penchée sur mon berceau, elle aurait pu s’abstenir. Je parie qu’elle revenait d’une soirée bien arrosée et qu’elle n’avait pas fini de dessaouler. Elle devait être du genre Rock Whisky & Roll.

Cet épisode est pour toi visiteur(euse) assidue, internaute hasardeux(se).
J'aimerais que tu m'aides à y voir plus clair, à en savoir un peu plus sur ce que tu vois quand tu viens squatter ici, ou toi qui es tombé complément par hasard chez moi juste parce que tu as vu de la lumière et que tu es entré(e). J'aimerais savoir si les pages s'affichent bien sur ton écran. Pourquoi cette question ? car j'ai constaté ce midi sur mon ordi au bureau que mes épisodes n’affichaient pas tous la même taille de police et mes illustrations n'apparaissent pas forcément. Alors cela m'intrigue comprends-tu ? N'étant pas une as de l'internet et de ses mystères, faisant mes premiers pas dans la construction de ce blog, je désire savoir si vous êtes nombreux à voir des choses qui ne sont pas comme elles devraient l’être.
Merci pour ton aide,

J'ai l'humeur en vrac en ce moment et mon blog, si je continue ainsi va devenir une pale copie des Malheurs de Sophie. Parfois, il m'arrive de me conduire comme une sale gosse/enfant gâtée/femme râleuse et méga chiante mais derrière toute cette hystérie intérieure, il y a forcément quelque chose qui se cache et qui à force d'attendre, explose comme une bombe sur les personnes qui m'entourent et forcément je récolte ce que j'ai semé. C'est ma manière à moi de tirer une sonnette d'alarme mais au lieu de me sauver, elle m'enfonce cette alarme. Ca serrait plus rapide avec un neuf millimètres. J'aime l'auto torture surtout si je tends une guillotine pour m'achever. Je dis des choses que je ne pense qu'à moitié en pensant que la personne en face verra le message subliminal que je lui envoie mais manque de bol mon esprit de fille tortueux n'obtient pas l'attention qu'il désire. Ensuite, je me cogne la tête contre toutes les portes que je croise en me disant « mais pourquoi, pourquoi est-ce que je suis comme ça ? Pourquoi je suis aussi conne par moment. » Et la porte me parle et me dit : « Ptain arrête ! Tu abîmes mon vernis. » Ok je me casse et j'erre dans les couloirs de mon cerveau sans trouver de courage, ni de réelle solution pour arranger les choses. Je préfèrerai presque me cacher dans un volcan en éruption plutôt que d'exprimer mes angoisses. De quiproquos au temps qui passe, la situation ne s'arrange pas. Alors comme je n'avais pas de volcan sous la main, j'ai préféré m'arracher l'ongle d'un orteil. Je sais, je sais tout passe par la communication mais quand les choses ne se passent pas comme on le voudrait il y a comme une frustration qui monte au nez et nous fait faire des choses stupides. On perd le contrôle. J'entends quelqu'un dire non ! Là derrière. Ca voudrait dire que je suis la seule à agir de la sorte. Est-ce que ça se soigne docteur ? Ah, à ce stade il faut m'interner ? ! Décidément, je n'arriverai jamais à être adulte !
J'ai à peine eue le temps de fermer les yeux que 21 jours ont passé. Aujourd'hui j'ai remarqué que les personnes ayant des enfants comptent le temps qui passe en mois ou années de leur progéniture. "Ce week-end je me suis demandé quel âge avait ma fille. Ma femme a répondu 4 ans déjà. Ah déjà ! Je n'ai rien vu passé " ou "Mon fil marche déjà depuis dix mois bientôt un an, je ne vois pas le temps passer et je ne me vois enchaîner les journées. Mes enfants vont grandir très vite et moi je n'aurai pas le temps de le voir."Le temps passe et on vieilli.

Précilla, une amie, se rend compte en ce moment que ses vingt-cinq commencent à bientôt virer au vingt-sept. Ce cap là je l'ai passé avec un peu de mal l'hiver dernier. Ca y est maintenant je me vois vieillir. Je commence à faire les effets de l'apesanteur. Mes seins ne sont un léger cran moins haut, des petites tâches de peau commencent à apparaître, des petites rondeurs aussi. Taille encore fine mais petit bidon arrondi. Petite ride à la hauteur de mon nombril. Mon fessier aussi change, je ne pourrais pas dire vraiment comment il se modifie mais il change. Difficulté à passer les tailles de certaines fringues. Mes pieds sont pleins de petits bobos en tout genre. Et du haut de mes vingt-sept ans bien tassés, j'ai envie d'assumer mon âge maintenant la question que je me pose est : Comment dois-je vieillir ? J'ai envie de ressembler à une femme (et si possible jolie) mais comment fait-on ? Faut-il changer ma garde robe. Non je pense qu'elle n'est pas si teen-ager que ça, il y a bien encore quelques morceaux mais je pense qu'inconsciemment et depuis longtemps j'ai constitué ma garde-robe en pensant les porter toujours à trente ans (là j'ai peut-être minimisé les effets du temps). Ensuite j’aimerai être plus sûre de moi. Là aussi comment faire quand parfois quand je rentre chez moi le regard des autres m’obsède ? J’aimerai arriver à me rassurer sur ma féminité mais je ne cesse de me dire que je ne fais pas ce qu’il faut : maquillage, étalage de produits de beauté, pas impair vestimentaire, coiffure impeccablement. Voix douce et chaleureuse, oreille attentive et conseils judicieux…. Alors toi qui me lis comment devient-on une femme ? Une chose que je sais ! c’est que j’aimerai ne plus avoir les genoux égratignés, plus d’hématomes sur les fesses et les jambes. Ne plus rire bêtement et pour un rien. Me débarrasser de ma voix nasillarde et des mes maladresses quotidiennes.
Oh toi lectrice/lecteur je vois bien ton sourcil remonter sévèrement, et je t’entendant aussi dire avec ce petit air tout aussi sévère : Faudrait déjà qu’elle assume ce qu’elle avant de vouloir changer ! Sûr ce, je réponds de ma petite moue de petite fille avec la tête légèrement inclinée sur la droite, les yeux pétillants de mauvaise foi.
Devenir une femme c’est un boulot à plein temps ! Est-ce que le planning sera compatible avec ma flemmardise naturelle ? Car oui je veux devenir une femme mais sans effort !!!
Et dire que j’étais venu ici pour y déposer une anecdote sportive. Arf, je vous la mets de côté. Et en attendant toi, tu as perdu ton temps à me lire au lieu d'être productif/ve.





